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Dans John Travolta, le miraculé d’Hollywood sur Arte

“…Je le préférais authentique et bedonnant que façonné et imberbe. Beaucoup de son charme naturel s’est évaporé. -La singularité de Travolta, c’est son ambiguïté sexuelle. Mais c’est aussi sa grande fêlure, car aucun grand cinéaste de l’époque n’est là pour la filmer et la transcender. Contrairement à Sydney Pollack, avec Robert Redford, ou à Martin Scorsese avec De Niro, aucun réalisateur prestigieux ne fait de lui sa muse. ne savent-ils pas encore comment filmer ce corps-là, ce trouble-là. Mauvais timing, mauvaise décennie. Pourtant, Brian de Palma se voyait bien jouer ce rôle de mentor. Mais “Blow Out” est un échec retentissant, et Travolta refuse de le suivre dans l’aventure “Scarface”. Tony Manero ne sera pas Tony Montana. Travolta se cherche, et sa réputation à Hollywood est vite faite. Il est l’acteur au flair le plus abominable du métier. Et la liste des films qu’il laisse passer à ce moment de sa vie est éloquente. Lui qui rêve de marquer l’histoire du cinéma dans de grands rôles, de mourir dans les bras de Meryl Streep, traverse les années 80 en zombie du box-office, dans des nanars oubliables, qu’il choisit pourtant avec minutie….”