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Dans Jean Dujardin, de Loulou aux Oscars sur C8

“…On a quand même Harvey Weinstein qui achète le film, le producteur américain qui décide de mettre son cartouche dessus quand il le voit à Cannes. Et il dit “Maintenant, je vais m’occuper de vous”. Mais on va aller au plus haut. C’est important, l’oscar, c’est un truc de dingue. C’est beaucoup d’argent, c’est vraiment très important, c’est pas qu’une récompense. Ils ont besoin des Oscars, de créer des stars aux Etats-Unis. Ça fait tourner le pays. Ça devient, pour le coup, c’est une course à la présidence. Tu fais les cérémonies, tu fais tout, tous les repas, les trucs. Et tu vas serrer des mains. Et t’en peux plus. C’est usant. Il y a des choses assez incroyables. Moi, j’ai eu des menaces, par exemple, pendant six mois. Des menaces de mort. Et puis tu as des coups de fil étranges, avec des mecs qui te disent : “Go back to your country, get out”. Et tu te dis “C’est quoi, des menaces ?” Ça devient… Et à un moment, t’en peux plus, t’as envie de rentrer, et Weinstein met la pression. Il faut continuer. Il nous faisait rentrer dans les chambres et nous disait : “S’il y a une récompense, tu dis quoi? ” “Merci”, “OK, qui ?” “Merci qui… L’équipe, moi… ” “Tu souris à la fin, “t’as une petite blague, t’as quoi, dis-moi ? ” “J’ai ça, ça et ça”. “Appelle-moi Michel.” Et tous, on passait comme ça. Cette espèce de coaching… Il faut y aller, il faut y aller. Et dès que tu commençais à fléchir un peu, à dire “Je veux rentrer à Paris”, il fait : “Oh, réveille-toi, “là, t’as Clooney en train de bosser, magne-toi ! ” -Nous sommes le 26 février 2012. C’est le jour] pour “The Artist”, nommé dans 10 catégories aux Academy Awards, les récompenses ultimes du cinéma américain. Entouré des plus grandes stars hollywoodiennes, George Clooney, Brad Pitt, Meryl Streep ou Steven Spielberg, Jean Dujardin foule, pour la première fois, le tapis rouge des Oscars….”