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Dans Alexandra Lamy, chouchou des Français sur C8

“…-On a beaucoup retravaillé, avec Alexandra, Sydney et François Velle, qui était le réalisateur. Evidemment, c’est une énorme usine à gaz, il faut que ça tienne. Très souvent, parfois même pendant la semaine, on réécrivait les dialogues ou les situations pour le lendemain. On les réadaptait, on les ajustait, avec Harlan Coben au téléphone à New York à deux heures du matin. On repartait sur le plateau et c’était parti. Il y a quelque chose d’assez fou, d’assez magique sur cette aventure. C’était une collaboration complète, ce qui est assez rare. -Il a raison. On a énormément travaillé. Sydney Gallonde, le producteur, a fait un coup d’enfer. C’était un jeune producteur, qu’avait pas un rond, qui connaissait personne, et il a réussi à convaincre Harlan Coben de faire cette série. Harlan lui a dit d’accord, mais qu’il voulait que ça soit tourné dans l’année. Faire six épisodes, c’était énorme. On a démarré le tournage mi-octobre, tout n’était pas encore écrit. Parfois, y a des trucs que je faisais en impro direct. Avec le réalisateur, François Velle, on n’avait pas de vie. Ma fille est grande, elle était à Londres, j’étais à Paris, et lui, toute sa famille est à Los Angeles. Donc tous les deux, Tous les soirs, on travaillait. On se couchait parfois à une ou deux heures du matin, on venait nous chercher à cinq ou six heures, et on repartait. Parfois, on arrivait, on se disait que la scène de fin n’était pas bien, et on tentait une impro. On était tous comme ça. Tout le monde. On a été vraiment, comme disait Pascal, une troupe, tout le monde l’a pris à bras-le-corps. Les acteurs, même les techniciens, On était très présents sur cette série. Effectivement, on était un peu juste et à la fin, il faut que la série soit là. -Je m’attendais pas à ce que cette série rencontre un succès comme ça. Dès le premier épisode, le public était au rendez-vous. Moi, j’ai jamais eu, on parlait de cinéma, des réactions aussi complètes. -Enorme succès et superbe rencontre avec Harlan Coben, qui m’a envoyé un mot que j’ai affiché sur mon bureau. Je suis Meryl Streep….”
“…-L’accent, je l’ai vraiment travaillé avec ma professeure de théâtre au conservatoire qui nous a obligé à perdre l’accent. Elle a eu raison, c’est le travail le plus difficile. Perdre un accent, c’est extrêmement difficile. Quand je suis arrivée à Paris… Moi, je viens d’une petite ville d’Alès, tout le monde se connaît. Quand je rentre dans le bus, on n’a pas le temps de voir le trajet parce qu’on fait la bise à tout le monde. En plus, c’est trois bises chez nous, donc c’est très long. Donc quand je suis arrivée à Paris, je rentrais dans le métro et je disais avec l’accent : “Bonjour ! Dis donc, “ils ne sont pas sympas, les Parisiens. ” C’est marrant parce qu’on prend vraiment la tenue des Parisiens. On les voit, les touristes. Ils sont comme ça, et au fur et à mesure, on commence à prendre son bouquin et on termine comme ça. Comme tout le monde. Quel est votre rêve ? -Mon rêve, c’est Célimène. -Dans “Le misanthrope”. -Oui. -Vous avez vraiment très envie de le jouer ? -Oui, vraiment. -Je vous prends au mot. Vous avez des vers de Célimène ? “Moi, renoncer au monde avant que de vieillir et dans votre désert aller m’ensevelir. La solitude effraye une âme de 20 ans. Je ne sens point la mienne assez grande, assez forte pour me… J’ai un petit trou ! -Ce n’est pas grave. -Bah c’est dur. -Pour me résoudre à prendre un dessein de la sorte. Voilà. -C’est joli. -Non, mais c’est dingue ! Je suis même étonnée. J’étais quand même un peu timide, c’était marrant de faire ça. Je ne m’en rappelle pas du tout. -Elle a fait beaucoup de rencontres. Je crois que ce métier est fait surtout de rencontres. Des belles rencontres. Comme Galabru, Mercadier… Elle n’était pas en souffrance devant ces gens-là, genre, c’est des monstres sacrés. Tout de suite, elle a essayé de trouver sa place. -Oui, je me suis imposée avec Michel Galabru. Il faisait la tournée de la pièce “La poule aux oeufs d’or”. C’était ma toute première, c’était une tournée, c’était super. J’ai fait monter mes parents à Paris pour venir me voir au théâtre de Versailles. Bah alors là, ca y est, j’étais Charlize Theron, j’étais Meryl Streep….”