Main Content

Dans 20h30 le dimanche sur France 2

“…Si Madame Curie passait, on ne devrait pas la refouler… – L. Delahousse : Khatia, vous avez commencé le piano à trois ans? – K. Buniatishvili : Oui, mais ce n’était pas du Beethoven… A six ans, c’était mon premier concert. C’est comme la danse, on commence assez tôt. On a la possibilité de découvrir le talent d’un enfant assez jeune. – L. Delahousse : Quand vous travaillez, cela représente combien d’heures de piano parjour? – K. Buniatishvili : Aujourd’hui, je joue une centaine de concerts dans l’année, cela dépend où je suis. Si je suis chez moi, je travaille trois à quatre heures parjour. Ça dépend si je prépare un concert ou pas… – L. Delahousse : Très jeune, il y a une pianiste qui va vous marquer, Martha Argerich. On va l’écouter… Pourquoi elle? Qu’est-ce qu’elle a de plus? – K. Buniatishvili : Ce n’était pas tellement la découverte musicale, c’était surtout un phénomène bizarre que je n’ai pas analysé. J’étais jeune, j’avais dix ou douze ans… C’était la liberté et la force féminine qui émanaient d’elle qui m’ont fascinée. Aujourd’hui, on peut comprendre, il y a un certain féminisme dans la façon dont elle joue. La plupart des pianistes connus à l’époque étaient des hommes… C’est son côté féministe qui m’a bouleversée à l’époque. – L. Delahousse : Le piano est un instrument qui vous a accompagnée – C. Aznavour: Moi, on m’a appris le violon que j’ai abandonné tout de suite….”
“…Pourquoi avoir choisi Votre talent aurait pu s’exprimer dans bien d’autres pays… – K. Buniatishvili : D’abord, émotionellementj’aime la France, j’aime Paris. Cette ville m’inspire et j’avais besoin d’inspiration dans la vie. Mais il y avait une autre raison, les droits de l’Homme qui ont commencé en France. Mes parents m’ont donné dans les années 90, qui étaient très chaotiques et très brutales pour les Géorgiens, une éducation basée sur ses valeurs. – L. Delahousse : Charles Aznavour, une phrase résonne dans votre fils d’immigrant je suis resté”. Ça veut dire que cette double culture restera? – C. Aznavour : C’est toujours mieux que d’avoir une seule J’ai deux cultures, peut-être même deux et demi, ou trois et demi… Je ne suis pas trop mauvais en anglais, en italien, en espagnol… Je peux faire la moitié de mon tour de chant dans ces trois langues. C’est un apport pour un artiste qui veut sortir des frontières. J’ai eu un partenaire dans un film, qui est devenu un de mes amis, qui était géorgien. C’est dans le film de Truffaut, celui qui vient m’étrangler. Il avait un numéro de théâtre extraordinaire, il se cassait des assiettes sur la tête. – L. Delahousse : Finalement, quand on voit cette histoire, ce parcours, cette double culture, aujourd’hui, considérez-vous que la France est trop timide vis-à-vis de l’accueil des migrants? – C. Aznavour: D’abord, on devrait savoir à qui on a affaire….”
“…Merci de m’avoir invitée… Votre dernier concert en Géorgie, j’étais présente. – C. Aznavour : C’est là que j’ai eu ma première étoile. – L. Delahousse : Et elle porte le même prénom que votre fille… – C. Aznavour : Oui, mes enfants ont tous des prénoms russes. – L. Delahousse : Que représente pour vous Charles Aznavour? – K. Buniatishvili : Ce n’est pas seulement une voix unique, c’est un artiste avec des paroles qui touchent, qui ne sont pas artificielles. C’est un grand artiste. C’est difficile de créer quelque chose qui dure pendant des années. – L. Delahousse : On entend aussi la langue française qui vous réunit désormais. Pourquoi avoir choisi Votre talent aurait pu s’exprimer dans bien d’autres pays… – K. Buniatishvili : D’abord, émotionellementj’aime la France, j’aime Paris. Cette ville m’inspire et j’avais besoin d’inspiration dans la vie. Mais il y avait une autre raison, les droits de l’Homme qui ont commencé en France. Mes parents m’ont donné dans les années 90, qui étaient très chaotiques et très brutales pour les Géorgiens, une éducation basée sur ses valeurs. – L. Delahousse : Charles Aznavour, une phrase résonne dans votre fils d’immigrant je suis resté”. Ça veut dire que cette double culture restera? – C. Aznavour : C’est toujours mieux que d’avoir une seule J’ai deux cultures, peut-être même deux et demi, ou trois et demi……”
“…Merci d’être avec nous. – K. Buniatishvili : Bonsoir, quel bonheur d’être à côté de vous! Merci de m’avoir invitée… Votre dernier concert en Géorgie, j’étais présente. – C. Aznavour : C’est là que j’ai eu ma première étoile. – L. Delahousse : Et elle porte le même prénom que votre fille… – C. Aznavour : Oui, mes enfants ont tous des prénoms russes. – L. Delahousse : Que représente pour vous Charles Aznavour? – K. Buniatishvili : Ce n’est pas seulement une voix unique, c’est un artiste avec des paroles qui touchent, qui ne sont pas artificielles. C’est un grand artiste. C’est difficile de créer quelque chose qui dure pendant des années. – L. Delahousse : On entend aussi la langue française qui vous réunit désormais. Pourquoi avoir choisi Votre talent aurait pu s’exprimer dans bien d’autres pays… – K. Buniatishvili : D’abord, émotionellementj’aime la France, j’aime Paris. Cette ville m’inspire et j’avais besoin d’inspiration dans la vie. Mais il y avait une autre raison, les droits de l’Homme qui ont commencé en France. Mes parents m’ont donné dans les années 90, qui étaient très chaotiques et très brutales pour les Géorgiens, une éducation basée sur ses valeurs. – L. Delahousse : Charles Aznavour, une phrase résonne dans votre fils d’immigrant je suis resté”….”
“…- C. Aznavour : C’est une très belle scène, bien écrite et je dirais même bien jouée… Avec un tel partenaire en face de soi, on ne peut que bien jouer. – L. Delahousse : Vous avez fait à peu près 90 films? – C. Aznavour : Oui, je ne compte ni l’argent ni le nombre de choses que j’ai fait, à part les chansons. – L. Delahousse : Ça s’est bien passé avec Ventura? – C. Aznavour : Très bien, on a fait trois films ensemble. – L. Delahousse : Que diriez-vous de votre carrière au cinéma? – C. Aznavour : C’est dommage que je ne puisse plus tourner mais je le fais par honnêteté. Je n’ai plus de mémoire, je ne peux plus tourner… Avec les prompteurs, c’est plus facile. – L. Delahousse : Je vous propose une rencontre maintenant, avec une femme qui vient comme vous de l’Est. Elle est née en Géorgie en 1987, elle a commencé le piano à 3 ans, premier concert à l’âge de 6 ans… Alors que son pays entre en guerre, en 2008, elle remporte le concours Rubinstein puis les prix prestigieux s’accumulent. Elle vit désormais à Paris depuis 7 ans et vient d’obtenir la nationalité française. Bonsoir Khatia Buniatishvili. Merci d’être avec nous. – K. Buniatishvili : Bonsoir, quel bonheur d’être à côté de vous! Merci de m’avoir invitée… Votre dernier concert en Géorgie, j’étais présente. – C. Aznavour : C’est là que j’ai eu ma première étoile. – L. Delahousse : Et elle porte le même prénom que votre fille… – C. Aznavour : Oui, mes enfants ont tous des prénoms russes. – L. Delahousse : Que représente pour vous Charles Aznavour?…”
“…- On va les faire à pinces! Si je ne peut pas marcher, je ramperais! Et même si je ne peux pas le faire, le seul moyen de trouver une patrouille, c’est marcher! – C. Aznavour : C’est une très belle scène, bien écrite et je dirais même bien jouée… Avec un tel partenaire en face de soi, on ne peut que bien jouer. – L. Delahousse : Vous avez fait à peu près 90 films? – C. Aznavour : Oui, je ne compte ni l’argent ni le nombre de choses que j’ai fait, à part les chansons. – L. Delahousse : Ça s’est bien passé avec Ventura? – C. Aznavour : Très bien, on a fait trois films ensemble. – L. Delahousse : Que diriez-vous de votre carrière au cinéma? – C. Aznavour : C’est dommage que je ne puisse plus tourner mais je le fais par honnêteté. Je n’ai plus de mémoire, je ne peux plus tourner… Avec les prompteurs, c’est plus facile. – L. Delahousse : Je vous propose une rencontre maintenant, avec une femme qui vient comme vous de l’Est. Elle est née en Géorgie en 1987, elle a commencé le piano à 3 ans, premier concert à l’âge de 6 ans… Alors que son pays entre en guerre, en 2008, elle remporte le concours Rubinstein puis les prix prestigieux s’accumulent. Elle vit désormais à Paris depuis 7 ans et vient d’obtenir la nationalité française. Bonsoir Khatia Buniatishvili. Merci d’être avec nous. – K. Buniatishvili : Bonsoir, quel bonheur d’être à côté de vous! Merci de m’avoir invitée… Votre dernier concert en Géorgie, j’étais présente. – C. Aznavour : C’est là que j’ai eu ma première étoile. – L. Delahousse : Et elle porte le même prénom que votre fille… – C. Aznavour : Oui, mes enfants ont tous des prénoms russes….”
“…bornes de nos lignes! – On va les faire à pinces! Si je ne peut pas marcher, je ramperais! Et même si je ne peux pas le faire, le seul moyen de trouver une patrouille, c’est marcher! – C. Aznavour : C’est une très belle scène, bien écrite et je dirais même bien jouée… Avec un tel partenaire en face de soi, on ne peut que bien jouer. – L. Delahousse : Vous avez fait à peu près 90 films? – C. Aznavour : Oui, je ne compte ni l’argent ni le nombre de choses que j’ai fait, à part les chansons. – L. Delahousse : Ça s’est bien passé avec Ventura? – C. Aznavour : Très bien, on a fait trois films ensemble. – L. Delahousse : Que diriez-vous de votre carrière au cinéma? – C. Aznavour : C’est dommage que je ne puisse plus tourner mais je le fais par honnêteté. Je n’ai plus de mémoire, je ne peux plus tourner… Avec les prompteurs, c’est plus facile. – L. Delahousse : Je vous propose une rencontre maintenant, avec une femme qui vient comme vous de l’Est. Elle est née en Géorgie en 1987, elle a commencé le piano à 3 ans, premier concert à l’âge de 6 ans… Alors que son pays entre en guerre, en 2008, elle remporte le concours Rubinstein puis les prix prestigieux s’accumulent. Elle vit désormais à Paris depuis 7 ans et vient d’obtenir la nationalité française. Bonsoir Khatia Buniatishvili. Merci d’être avec nous. – K. Buniatishvili : Bonsoir, quel bonheur d’être à côté de vous! Merci de m’avoir invitée… Votre dernier concert en Géorgie, j’étais présente. – C. Aznavour : C’est là que j’ai eu ma première étoile….”
“…Vous avez toujours cette collection de DVD, plus de 3.000? – C. Aznavour : Oui, énorme… – L. Delahousse : Avec Marcel Carné, Hitchcock, Elia Kazan? – C. Aznavour : Oui, et Verneuil, les Arméniens… Je fais attention aux miens! – L. Delahousse : Ce soir, sur France 2, il y aura un film culte avec Lino Ventura. On n’a pas résisté à l’idée de revoir un extrait d’un autre film culte dans lequel on vous retrouve à ses côtés, un film signé Denys de la Patellière en 1961, dialogues ici encore de Michel Audiard… – Je vais mourir ici de soif comme un géranium. – Tu as fini? Debout, si tu as oublié quelque chose, tu nous le diras en marchant. – Vous ne croyez pas qu’elle s’arrête ici la route? bornes de nos lignes! – On va les faire à pinces! Si je ne peut pas marcher, je ramperais! Et même si je ne peux pas le faire, le seul moyen de trouver une patrouille, c’est marcher! – C. Aznavour : C’est une très belle scène, bien écrite et je dirais même bien jouée… Avec un tel partenaire en face de soi, on ne peut que bien jouer. – L. Delahousse : Vous avez fait à peu près 90 films? – C. Aznavour : Oui, je ne compte ni l’argent ni le nombre de choses que j’ai fait, à part les chansons. – L. Delahousse : Ça s’est bien passé avec Ventura? – C. Aznavour : Très bien, on a fait trois films ensemble. – L. Delahousse : Que diriez-vous de votre carrière au cinéma? – C. Aznavour : C’est dommage que je ne puisse plus tourner mais je le fais par honnêteté….”
“…- L. Delahousse : On aurait aimé être une petite souris pour vivre ces années-là avec vous… Je voudrais maintenant parler de cinéma. Vous avez toujours cette collection de DVD, plus de 3.000? – C. Aznavour : Oui, énorme… – L. Delahousse : Avec Marcel Carné, Hitchcock, Elia Kazan? – C. Aznavour : Oui, et Verneuil, les Arméniens… Je fais attention aux miens! – L. Delahousse : Ce soir, sur France 2, il y aura un film culte avec Lino Ventura. On n’a pas résisté à l’idée de revoir un extrait d’un autre film culte dans lequel on vous retrouve à ses côtés, un film signé Denys de la Patellière en 1961, dialogues ici encore de Michel Audiard… – Je vais mourir ici de soif comme un géranium. – Tu as fini? Debout, si tu as oublié quelque chose, tu nous le diras en marchant. – Vous ne croyez pas qu’elle s’arrête ici la route? bornes de nos lignes! – On va les faire à pinces! Si je ne peut pas marcher, je ramperais! Et même si je ne peux pas le faire, le seul moyen de trouver une patrouille, c’est marcher! – C. Aznavour : C’est une très belle scène, bien écrite et je dirais même bien jouée… Avec un tel partenaire en face de soi, on ne peut que bien jouer. – L. Delahousse : Vous avez fait à peu près 90 films? – C. Aznavour : Oui, je ne compte ni l’argent ni le nombre de choses que j’ai fait, à part les chansons. – L. Delahousse : Ça s’est bien passé avec Ventura? – C. Aznavour : Très bien, on a fait trois films ensemble….”
“…On leur doit beaucoup, et sans leurs chansons, le chanteur n’existe pas. vécu plusieurs années chez elle? – L. Delahousse : On aurait aimé être une petite souris pour vivre ces années-là avec vous… Je voudrais maintenant parler de cinéma. Vous avez toujours cette collection de DVD, plus de 3.000? – C. Aznavour : Oui, énorme… – L. Delahousse : Avec Marcel Carné, Hitchcock, Elia Kazan? – C. Aznavour : Oui, et Verneuil, les Arméniens… Je fais attention aux miens! – L. Delahousse : Ce soir, sur France 2, il y aura un film culte avec Lino Ventura. On n’a pas résisté à l’idée de revoir un extrait d’un autre film culte dans lequel on vous retrouve à ses côtés, un film signé Denys de la Patellière en 1961, dialogues ici encore de Michel Audiard… – Je vais mourir ici de soif comme un géranium. – Tu as fini? Debout, si tu as oublié quelque chose, tu nous le diras en marchant. – Vous ne croyez pas qu’elle s’arrête ici la route? bornes de nos lignes! – On va les faire à pinces! Si je ne peut pas marcher, je ramperais! Et même si je ne peux pas le faire, le seul moyen de trouver une patrouille, c’est marcher! – C. Aznavour : C’est une très belle scène, bien écrite et je dirais même bien jouée… Avec un tel partenaire en face de soi, on ne peut que bien jouer. – L. Delahousse : Vous avez fait à peu près 90 films? – C. Aznavour : Oui, je ne compte ni l’argent ni le nombre de choses que j’ai fait, à part les chansons….”