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Dans 13h15, le samedi… sur France 2

“…- J’ai travaillé des années sans répit, jour et nuit, pour réussir, pour gravir les sommets. En oubliant souvent dans ma course contre le temps mes amis, mes amours, mes emmerdes. A corps perdu, j’ai couru, assoiffé, obstiné, mémorisant l’illusion vers l’abstrait. Tout ce qui fait, je le sais, que je n’oublierai jamais mes amis, mes Sonnerie militaire. – Pour tout le monde, c’est triste. – Non, pas triste, c’est pour dire au revoir. Il faut mériter pour être là. Voir ici Aznavour, c’est quelque chose pour moi, une fierté. Je ne trouve pas mes mots… C’était notre devoir de venir pour dire au revoir à notre Charles Aznavour qui a représenté l’Arménie….”
“…Il y a des aubergines farcies au boeuf haché, des brochettes de – Quelle est votre chanson préférée d’Aznavour? – “La Mamma”. – Vous savez la chanter? – Je sais toutes les notes mais je ne sais pas les paroles. Je sais danser comme il faisait, il tournait. “La bohème, la bohème”… Non, enlève ça, s’il te plaît! Elle fredonne “La bohème”. – C’est dommage, Charles Aznavour était un génie. Télévision arménienne. – J’ai perdu quelqu’un qui est très proche dans la famille. Grand-père, ça peut être. – Comment dit-on grand-père en arménien? – La mère de ma belle-fille habite en Géorgie et elle dit toujours: “Si je viens à Paris, je veux aller voir Charles Aznavour en concert, c’est le rêve de ma vie….”
“…Il m’a dit que pour lui c’était un souvenir d’enfance. parfums et des goûts qu’on mangeait quand on était petit, ça veut dire que je suis peut-être dans le vrai quand je cuisine le produit. On a passé un bon moment, on a discuté, on a parlé de son enfance. Ça m’a surpris et ça m’a fait plaisir, parce que d’habitude on parlait spectacle, projet. C’est un monsieur qui avait mille et un projets. Je pense qu’il avait une tête qui tournait très vite. – Bienvenue chez moi. Alors, qu’est-ce que je propose pour vous? Il y a des aubergines farcies au boeuf haché, des brochettes de – Quelle est votre chanson préférée d’Aznavour? – “La Mamma”. – Vous savez la chanter? – Je sais toutes les notes mais je ne sais pas les paroles. Je sais danser comme il faisait, il tournait. “La bohème, la bohème”… Non, enlève ça, s’il te plaît! Elle fredonne “La bohème”. – C’est dommage, Charles Aznavour était un génie….”
“…Ce sont des leçons de vie. Charles Aznavour… – Nous avons la joie de retrouver maintenant notre ami Charles Aznavour! – Je vous parle d’un temps que connaître, Montmartre en ce temps-là accrochait des lilas jusque sous nos fenêtres. Et si l’humble garni qui nous servait de lit ne payait pas de mine, c’est là qu’on s’est connus, moi qui criais famine et toi qui posais nue. La bohème, la bohème, ça voulait dire on est heureux. La bohème, la bohème, nous ne mangions qu’un jour sur deux. gloire, et bien que miséreux, avec le ventre creux, nous ne cessions d’y croire. Et quand quelque bistro, contre un repas chaud, nous prenait une toile, nous récitions des vers groupés autour du poêle, en oubliant l’hiver. – J’ai une résa de deux qui vient d’arriver. Dimanche, on a Charles Aznavour qui est venu pour déjeuner….”
“…- A ma connaissance, elles ont plus de 40 ans d’existence, elles sont plus âgées que moi. J’ai appris à écouter Aznavour à travers mon père. Quand j’étais petit, il le mettait dans la voiture. 305 Peugeot bleu ciel break! Quand il fait 40 degrés, on est sur la côte, ça fait du plaisir, surtout le soir, au coucher du soleil. On met Aznavour, on est bien garé, une vue panoramique avec un coucher de soleil… Et puis c’est à partir de ce temps-là que j’ai commencé à écouter Aznavour et à comprendre ce qu’il disait, avant je ne comprenais pas. Il parle d’un “temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître”, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas vécu la période. Celle-là me touche beaucoup. Même celle “Hier encore, j’avais 20 ans”. Il a passé son temps à jouer un truc alors que le temps passait, il s’en est rendu compte qu’après. Ce sont des leçons de vie. Charles Aznavour… – Nous avons la joie de retrouver maintenant notre ami Charles Aznavour!…”
“…Les photos, les chansons et les orchestrations ont eu raison de mes économies. Je m’voyais déjà en haut de l’affiche, en dix fois plus gros que n’importe qui mon nom s’étalait. – A ma connaissance, elles ont plus de 40 ans d’existence, elles sont plus âgées que moi. J’ai appris à écouter Aznavour à travers mon père. Quand j’étais petit, il le mettait dans la voiture. 305 Peugeot bleu ciel break! Quand il fait 40 degrés, on est sur la côte, ça fait du plaisir, surtout le soir, au coucher du soleil. On met Aznavour, on est bien garé, une vue panoramique avec un coucher de soleil… Et puis c’est à partir de ce temps-là que j’ai commencé à écouter Aznavour et à comprendre ce qu’il disait, avant je ne comprenais pas. Il parle d’un “temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître”, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas vécu la période. Celle-là me touche beaucoup. Même celle “Hier encore, j’avais 20 ans”. Il a passé son temps à jouer un truc alors que le temps passait, il s’en est rendu compte qu’après. Ce sont des leçons de vie. Charles Aznavour……”
“…Je crois que nous n’accepterons plus que se perpétue cette oppression. ” Lorsque j’ai parlé longuement avec Gisèle Halimi avant de faire cette magnifique plaidoirie sur l’avortement, elle me racontait qu’à l’époque, la jeune député Simone Veil l’appelait presque toutes les heures pour savoir comment évoluait le procès. On pourrait donc dire aujourd’hui que sans Gisèle Halimi et sans cette plaidoirie, Simone Veil n’aurait pas fait passer cette loi. Elle ne serait peut-être pas non plus enterrée au Panthéon. – Jouer le rôle de cinq avocats différents, est-ce un exercice difficile? – Il n’y a parfois pas de logique dans le cheminement de la pensée de ces avocats. Il y a une espèce d’improvisation puissante, et c’est là que c’est Sinon, je fais un travail d’acteur comme un autre. Ça fait peur, mais c’est en même temps très grisant. C’est assez jouissif. – C’est un dernier hommage qui est rendu à Charles Aznavour après la cérémonie aux Invalides hier. ce matin, à la cathédrale arménienne Saint-Jean-Baptiste, près des Champs-Elysées. Le cortège funéraire se rendra cet après-midi au cimetière de Montfort-l’Amaury, où le chanteur doit être inhumé dans le caveau familial aux côtés de ses parents. C’est la fin de cette édition. Merci d’avoir été avec nous. – Bienvenue dans “13h15 le samedi” avec, au sommaire aujourd’hui, un hommage et un document inédit. Depuis l’annonce de la disparition de Charles Aznavour, nos équipes sont allées à la rencontre des Français….”
“…Du procès Papon à celui des policiers qui avaient poursuivi Zyed et Bouna, morts dans un transformateur électrique. Enfin, un moment très fort… – Le procès lui-même a marqué un pas irréversible. – La célèbre plaidoirie de Gisèle Halimi en faveur de l’avortement. – “Car nous, les femmes, nous, la moitié de l’humanité, nous nous sommes mises en marche. Je crois que nous n’accepterons plus que se perpétue cette oppression. ” Lorsque j’ai parlé longuement avec Gisèle Halimi avant de faire cette magnifique plaidoirie sur l’avortement, elle me racontait qu’à l’époque, la jeune député Simone Veil l’appelait presque toutes les heures pour savoir comment évoluait le procès. On pourrait donc dire aujourd’hui que sans Gisèle Halimi et sans cette plaidoirie, Simone Veil n’aurait pas fait passer cette loi. Elle ne serait peut-être pas non plus enterrée au Panthéon. – Jouer le rôle de cinq avocats différents, est-ce un exercice difficile? – Il n’y a parfois pas de logique dans le cheminement de la pensée de ces avocats. Il y a une espèce d’improvisation puissante, et c’est là que c’est Sinon, je fais un travail d’acteur comme un autre. Ça fait peur, mais c’est en même temps très grisant. C’est assez jouissif. – C’est un dernier hommage qui est rendu à Charles Aznavour après la cérémonie aux Invalides hier….”